La Commission européenne s’inquiète de l’essor des achats in-app

Commission Européenne | Philippe Turpin
Commission Européenne | Philippe Turpin

Dans un communiqué de presse paru ce jeudi (NDLR : 27 février) la Commission européenne marque son inquiétude envers l’essor des achats dans les applications, plus communément appelés achats in-app.

Depuis l’avènement des applications les développeurs d’applications pour smartphones ont été confrontés a un problème de monétisation de leurs créations. En effet, les utilisateurs sont de moins en moins prêts à payer pour pouvoir utiliser une application. Ce problème a donné lieu à la création des achats in-app qui permettent aux développeurs de rentabiliser les application sans nécessairement faire payer le téléchargement de l’application ou mettre de publicités.

Cependant avec le temps ces achats in-app ont pris de plus en plus de place dans les applications présentes sur les différents stores que ce soit sur Android, Apple ou Windows Phone. Et le nombre de parents surpris par une facture importante laissée par leurs enfants n’a cessé d’augmenter.

La Commission va donc organiser des réunions avec les différents acteurs du marché des applications ainsi que les représentants des autorités nationales des États membres afin d’améliorer la protection des consommateurs.

L’objectif annoncé de ces réunions est résumé par les 4 points suivants :

  • Les jeux annoncés comme «gratuits» ne devraient pas induire le consommateur en erreur quant aux coûts réels impliqués;
  • Les jeux ne devraient pas encourager directement les enfants à acheter des applications intégrées dans un jeu ou persuader un adulte d’en acheter pour eux;
  • Les consommateurs devraient être dûment informés des modalités de paiement et les achats ne devraient pas être débités au travers de paramètres par défaut sans le consentement exprès des consommateurs;
  • Les sites de vente devraient indiquer une adresse de courriel pour que les consommateurs puissent les contacter s’ils veulent poser une question ou se plaindre.

Dans un premier temps le compromis trouvé à l’issue des réunions ne sera pas contraignant. Cependant la Commission continuera de « surveiller ce secteur du marché et à prendre toute mesure jugée nécessaire« .

Pierre-Emmanuel Dumont de Chassart

Pierre-Emmanuel Dumont de Chassart

Fondateur et Webmaster chez Windows Phone Corner
Il y a deux sortes de justice :
Vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et l'avocat qui connaît bien le juge...
Pierre-Emmanuel Dumont de Chassart